Je profite de cette semaine de pause pour vous retranscrire quelques textes manuscrits sur lesquels je suis tombé en relisant mes cahiers d'esquisses. Ce premier date probablement d'avril 2007; c'est l'époque où, dans un instant de lucidité extrême, tanné de bafouer mes valeurs et mon être, j'ai décidé de quitter mes études en architecture. Bonne lecture!
Tu dois toujours te rappeler de cet instant. L'instant juste après le réveil, juste avant la conscience. L'entre-deux où la fantaisie et l'extrême allégresse t'habitent encore. Où l'impossible se déroule devant toi.
Tu dois toujours t'émerveiller du quotidien, de l'inattendu, de l'insignifiant et du banal. N'aies pas peur des émotions qui t'envahissent alors. Accepte-les, comme des enfants rieurs par un après-midi d'été.
Tu dois toujours t'arrêter, prendre une pause pour contempler la beauté. Soutiens sa grandeur et pleure, si tu te sens mélancolique; souris, si cette beauté s'offre à toi. Mais jamais tu ne devra rendre la beauté triste, sous peine de te sentir misérable.
Tu dois garder ton amour pour la vie et pour le peuple. Chaque chose que tu feras, tu le feras pour ces deux merveilles et jamais tu n'entreprendra quelconque action pour les mettre en péril ou les diminuer.
Tu devras chérir les gens qui t'aiment, car ils forment ta vie et font qui tu es. Ton amour leur est nécessaire autant que ta compassion envers le genre humain. Tu construiras pour ce dernier et non pour toi-même et quelconque vanité.
Reste toi-même, tant de gens t'aiment tel que tu es.
March 3, 2009
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